Musée d'Art Contemporain de Baie-Saint-Paul

Expositions en cours

Pellan : retour en Charlevoix
Du 24 octobre 2009 au 14 février 2010
Commissaire : Gilles Daigneault

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L’exposition visera à rafraîchir et à revaloriser la figure d’Alfred Pellan qui fut, quelques bonnes années avant l’aventure de Borduas et de son groupe automatiste, le pionnier absolu de la modernité artistique au Québec et au Canada.

Elle prend appui sur les années 1941 et 1968, deux dates dans la carrière de l’artiste, séparées par plus d’un quart de siècle, où il se lance dans une même entreprise de démocratisation de l’art, en tout cas de son art. L'exposition comprendra principalement des huiles, des gouaches et des fusains réalisées en 1941, au cours d'un fameux été passé en Charlevoix, et principalement des estampes produites à partir de 1968, l'année où Pellan commence à s'adonner à cette discipline, et ce jusqu'en 1982.

CATALOGUE
Procurez-vous le catalogue de l'exposition signé par Gilles Daigneault. Cet ouvrage propose des textes en français et en anglais, 50 pages couleur, 40 photos. Prix : 19,95 $. Un petit bijou à posséder dans sa bibliothèque !

TROUSSE ÉDUDATIVE
Par une approche ludique, cet outil pédagogique conçu pour les jeunes mais aussi enrichissant pour les plus grands, permet la découverte des techniques de dessin, des formes, des valeurs et des couleurs utilisées par Pellan ; 19 pages N&B et couleur.
Prix : 8,95 $.

Pol Turgeon : Au seuil de l’oeil
Du 24 octobre 2009 au 14 février 2010
Commissaire : Martin Labrie

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Pol Turgeon nous ouvre les portes de son cabinet de curiosités contemporaines. Créatures hybrides, à la fois humaines, animales et mécaniques peuplent l’univers visuel de cet artiste-illustrateur. Les créations qu’il propose aux grandes entreprises qui lui ont fait confiance, tout comme ses recherches personnelles, sont autant d’inventions visuelles qui excitent la curiosité. Tantôt ludiques, tantôt troublantes, mais toujours riches de mystères et de magie, ses oeuvres surprennent et fascinent.

Patine, craquelures, vieillissement des surfaces et des couleurs… Pol Turgeon fait appel à divers procédés afin de perturber nos références temporelles. Dans quel monde surréaliste sommes-nous ? À quelle époque ? Pol Turgeon revisite et questionne notre société contemporaine à l’aide de sources multiples et déroutantes : imagerie scientifique et technique du présent et du passé, planche anatomique et botanique, pour n’en nommer que quelques-unes.

L’exposition Pol Turgeon : Au seuil de l’oeil poursuit l’importante rétrospective présentée au Museum of American Illustration de New York. Lauréat de nombreux prix dans le domaine de l’illustration, ce créateur montréalais est davantage connu aux États-Unis et en Europe. Ses images et ses objets décoratifs (jouets, boîtiers…) sont de véritables oeuvres d’art tant par la maîtrise technique dont Pol Turgeon fait preuve que par la richesse des thèmes proposés.

Figura - portraits d’une collection
Du 24 octobre 2009 au 9 mai 2010
Commissaire : Martin Labrie

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Il ne faut pas se méprendre, il ne s’agit pas du portait d’une collection, mais bien de portraits d’une collection. La nuance est subtile, mais importante. L’exposition met en valeur, sous le thème du portrait, une douzaine d’oeuvres tirées de la collection permanente du Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul ; couvrant ainsi, de Kathleen Daly à Daniel Oxley, 70 ans de réflexions esthétiques, de recherche d’art et d’âme.

Avec l’avènement de la photographie au milieu du XIXe siècle, on aurait pu penser que les peintres cesseraient de s'intéresser au portrait. Et pourtant, encore aujourd’hui, ce genre pictural occupe une place de choix dans les démarches d'artistes contemporains.

Le portrait est une transcription (ou une interprétation) qui cherche souvent à rendre l’apparence d’une personne (quel que soit le degré de réalisme). Par de nombreux indices tels que la pose ou l’expression de la physionomie, le portrait peut également révéler la sensibilité et l’univers intérieur du modèle. Avec le portrait, plus qu’avec tout autre genre pictural, l'artiste traque les facettes d'une personnalité. Il peut choisir de donner au visage une attitude révélatrice des pensées de son modèle, comme il peut tout aussi bien installer une distance entre le spectateur et le sujet peint ; refuser la rencontre entre ceux-ci, perturber la lecture d’un état d’âme, voiler l’état d’esprit. Le plus souvent, il s’agit d’un type d’art à envisager sous l’angle du déchiffrement. Ne l’oublions pas, si le portrait naît de la rencontre de deux individualités (le peintre et son sujet), il est souvent rencontre avec soi-même.

Si certains visages s’offrent aux regards, invitent à la rencontre et à la compréhension, d’autres se ferment à tout dialogue, à toute tentative d’identification. Tel est le cas du personnage de Daniel Oxley : yeux grand ouverts, hypnotiques, installant un effet de distanciation, d’étrangeté. Ainsi, certains visages n’appartiennent à personne. Ils ne font que représenter des états d’âme déroutants… l’état d’une humanité ? Le photographe portraitiste Philippe Bazin déclarait : « Un visage est aussi le résumé symbolique du cosmos, et donc de toute l’humanité. Je fais plus le portrait d’une humanité que celui d’individus pour leurs qualités psychologiques et humaines particulières. » Dans une certaine mesure, c’est à ce type de réflexion que nous convie l’exposition Figura : portraits d’une collection. Certes, l’art du portrait témoigne d’un intérêt pour l’individuel, mais parfois, au travers de l’individu, transparaît une idée plus générale, celle de l’être humain.